Prévention du RIsque Chimique dans l’Aéronautique

PRICA

Prévention du RIsque Chimique dans l’Aéronautique et ses sous-traitants

Enjeux

  • Prévenir les effets sur la santé et la sécurité, liés à l’utilisation des agents chimiques dangereux, dont les CMR
  • Faire de la prévention primaire en partageant et mutualisant les connaissances

Objectifs

  • Informer les entreprises concernées sur la démarche initiée pour création d’un « partenariat »
  • Proposer des dispositifs d’accompagnement à la mise en œuvre de la prévention du risque chimique, avec un appui spécifique d’analyse des conditions d’exposition aux CMR sur les postes ciblés
  • Mutualiser les actions de préventions réalisées par les « grandes » entreprises afin de les transmettre aux TPE
  • Promouvoir les recommandations et bonnes pratiques en termes de prévention collective et individuelle à destination des employeurs et des salariés

Prévention de la Désinsertion Professionnelle

La Prévention de la Désinsertion Professionnelle

La prévention des addictions dans les milieux de travail adapté

Enjeux et objectifs

Maintenir en emploi des personnes fragilisées par des problèmes de santé, notamment du fait de conduites addictives, relève d’un problème complexe mettant en jeu de multiples facteurs. Les milieux de travail sont parfois peu sensibilisés et souvent peu outillés pour traiter cette question (et rendre le travail soutenable pour les salariés).

Selon l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) plus du tiers des fumeurs réguliers (36,2%), 9,3% des consommateurs d’alcool et 13,2% des consommateurs de cannabis déclarent avoir augmenté leurs consommations du fait de problèmes liés à leur travail ou à leur situation professionnelle au cours des 12 derniers mois.

La connaissance des principaux facteurs de risques des conduites addictives et de leurs déterminants nous amène à penser que les secteurs de l’insertion professionnelle et du handicap sont des terrains pouvant favoriser les conduites addictives, autant pour ces populations que pour les encadrants.

Les principaux objectifs d’une telle action sont :

  • Identifier les facteurs de risque des conduites addictives et leurs déterminants dans les milieux de travail adapté.
  • Sensibiliser les encadrants, chefs d’équipe, salariés au problème des conduites addictives en entreprise.
  • Les outiller pour mettre en place une stratégie pérenne de prévention des pratiques addictives.

L’enjeu majeur sera la prévention de la désinsertion professionnelle en lien avec les conduites addictives.

Descriptif de l’action

Si les pratiques addictives ont une origine multi causale dont des facteurs liés à la vie privée, le travail peut contribuer à les déclencher, les maintenir ou les aggraver.

Le Service de Santé au Travail a un rôle important à jouer dans l’élaboration, au sein des entreprises, d’une stratégie de prévention des pratiques addictives (PRST3). C’est en outre l’une de ses nouvelles missions (article L. 4622-22 du Code du Travail).

Dans le cadre d’un appel à projet du FACT (Fonds d’Amélioration des Conditions de Travail) sur le thème du « maintien en emploi de personnes fragilisées par un problème de santé » une équipe pluridisciplinaire du SPSTT a participé en 2019 à une action interdisciplinaire aux côté de l’ANPAA (aujourd’hui Association Addictions France) et du cabinet Accent Ergonomie. Cette action du Projet de Service s’inscrit dans la continuité de cette démarche.

Les principes de notre intervention reposent sur la place centrale de l’activité, l’approche collective des situations de travail, un dispositif de conduite de projet mené en pluri / interdisciplinarité pour accompagner les entreprises dans leur projet de prévention des conduites addictives.

 

1. Identifier les facteurs de risque des conduites addictives et leurs déterminants dans les milieux de travail adapté.

L’analyse du travail est menée à partir de situations de référence identifiées par l’équipe pluridisciplinaire : l’équipe médicale lors des entretiens et des actions de PDP (Prévention de la désinsertion professionnelle) et les ergonomes lors d’interventions sur site. Les situations de référence concernent une équipe et pas un seul individu.

 

2. Construire un plan d’actions opérationnel favorisant la préservation de la santé et la prévention de la désinsertion professionnelle en agissant sur des dimensions telles que l’organisation du travail, (l’organisation temporelle), le travail collectif, le management, les circuits d’information et de décision, …

 

3. Capitaliser sur les résultats de cette action

Les résultats de cette action seront au bénéfice de l’ensemble des entreprises de travail adapté adhérentes au SPSTT.

Risque Routier Professionnel

Le Risque Routier Professionnel

Donner la priorité à la prévention primaire et développer la culture prévention

Enjeux et objectifs

Chaque année, la route est à l’origine de plusieurs centaines d’accidents du travail graves ou mortels, notamment dans le BTP et les services. Aujourd’hui 50 % des entreprises incluent le risque routier professionnel dans leur DUER, essentiellement dans les TPE / PME (Campagne de contrôle 2011 de l’Inspection du travail). Mais les actions de prévention, déployées à une échelle encore limitée, privilégient l’axe technique plutôt qu’organisationnel, alors que l’évolution des exigences du travail augmente le risque routier (densification et intensification du travail, trajets plus longs par exemple).

Cette thématique est prépondérante dans le milieu professionnel puisqu’il s’agit de la 1ère cause de mortalité au niveau des accidents de travail. Aussi, 24% des décès professionnels sont liées à un accident de la route.

La région Occitanie fait partie des régions où la mortalité par million d’habitants et par an est la plus importante sur la période 2015-2019. Par ailleurs, notre région est la 2ème région pour la mise en cause de l’alcool dans les accidents corporels.

Dans le Tarn, on assiste depuis quelques années à une augmentation du nombre de tués sur les routes. Les véhicules légers sont les plus impliqués dans les accidents mortels.

D’autres chiffres clés permettent de prendre mesure de l’impact du risque routier professionnel sur les organisations :

39%

des accidents corporels de la route ont un lien avec le travail

54 152

personnes sont victimes d’un accident de la route lié au travail, en 2018

13 802

victimes d’un accident du travail, en mission, en 2018

40 350

victimes d’un accident de trajet, en 2018

Sources : données 2018 agrégées du Bulletin d’Analyse des Accidents de la Circulation (ONISR), du régime général (CNAM) et de la Mutualité Sociale Agricole (MSA).

Descriptif de l’action

Plusieurs actions sont engagées :

  • Alerter les adhérents sur le risque routier professionnel et ses conséquences pour les entreprises
  • Développer une méthodologie d’accompagnement des employeurs pour limiter le risque routier professionnel dans leur entreprise
  • Réaliser des actions de sensibilisations pour les adhérents :
    • A destination des employeurs
    • A destination des salariés
  • Participer aux « journées de la sécurité routière au travail »
  • Participer au forum FIRSST
  • Intégrer le groupe régional « Sensibiliser et former les chefs d’entreprises à L’ÉVALUATION DU RISQUE ROUTIER ET À SA PRISE EN COMPTE DANS LE DUER » (Fiche action 11 du PRST3)